Hugo Barriol, la voix du métro qui décolle

Paris – C’est au croisement entre le boulevard de Rochechouart et la fameuse rue des Martyrs, rendue célèbre par le groupe Pigalle en 1990, que le « meilleur chanteur du métro parisien » me donne rendez-vous. Nous sommes dans le quartier le plus « chaud » de Paris, à quelques encablures de Montmartre et du Sacré-Cœur mais aussi d’enseignes aux vitrines plus déroutantes les unes que les autres. Hugo Barriol m’attend au café La Fourmi pour me raconter son histoire, son voyage personnel et celui qu’il offre aux passants du métro en échange d’une pièce ou d’un sourire.

La préparation du voyage: on fait sa valise

Du haut de ses 27 ans, Hugo a déjà tout… sauf un parcours traditionnel pour un jeune de son âge. Il faut bien l’avouer, quel parent aimerait entendre son enfant lui dire : « Je vais faire de la musique dans le métro pour gagner ma vie » ? Aucun, ou presque, vous en conviendrez. C’est pourtant le choix d’Hugo Barriol. « Quand j’étais petit, mon père avait un groupe de musique. Avec ses amis ils jouaient dans le garage et je prenais plaisir à les regarder. J’ai débuté en jouant de la batterie dans ce même garage mais je ne pensais pas faire de la musique mon métier ».  En grandissant, le musicien en herbe décide de partir vivre à Lyon pour ses études. Dans la capitale des Gaules, il se fait des amis en compagnie desquels il monte un groupe. « J’étais à la batterie pendant presque 3 ans. Je n’avais encore jamais chanté ni fait de guitare à cette époque. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de partir en stage à l’étranger avec le guitariste du groupe. C’est avec lui que j’ai commencé à chanter, au-dessus de sa guitare. »

Après avoir obtenu son diplôme, Hugo remonte à Paris. « J’ai travaillé dans la restauration quelques temps tout en apprenant à chanter et à jouer de la guitare en parallèle. Je me suis rapidement rendu compte que j’avais de gros progrès à faire en anglais pour réussir à donner plus de crédibilité à mon chant. » Nous sommes en 2013, et comme l’envie de voyager et de perfectionner son anglais le titillent, il met les voiles direction l’Australie avec son ami lyonnais (le guitariste, ndlr.) « Malheureusement, je n’ai pas trouvé de travail. Des amis sur place m’ont alors conseillé de prendre ma guitare et d’aller jouer dans le métro de Sydney. Il faut savoir que pas mal de personnes font ça en Australie. » Le jeune Parisien se rend compte qu’il commence à gagner de l’argent grâce à cette technique. Ce sont les premiers pas du musicien du métro.

Hugo place toujours une pancarte avec son nom écrit en lettres majuscules sur sa housse de guitare avant de commencer. Crédit : Romain Hubaut

Hugo place toujours une pancarte avec son nom écrit en lettres majuscules sur sa housse de guitare avant de commencer. Crédit : Romain Hubaut

Le décollage : bingo grâce au métro

A son retour à Paris, en milieu d’année 2014, Hugo éprouve le besoin de faire quelque chose de sa musique, de concrétiser tout ce qu’il avait pu apprendre et réaliser au cours de sa parenthèse australienne. « J’avais appris l’anglais et je me sentais prêt à aller plus loin ». Coïncidence ou signe du destin, la RATP (la Régie Autonome des Transports Parisiens) fait justement passer des auditions pour accorder, ou non, une accréditation aux musiciens désirant jouer dans le métropolitain parisien. « Je l’ai obtenue et c’est tant mieux puisqu’elle est indispensable pour avoir légalement le droit de jouer. »

Dès lors, il descend dans le « tube ». Il teste différentes stations pour savoir laquelle lui apporte le plus de confort que cela soit d’un point de vue musical, financier et géographique. Finalement, il jette son dévolu sur Pigalle, accessible depuis les lignes de métro 2 et 12. Un endroit stratégique puisque situé à quelques centaines de mètres de son appartement et proche de lieux touristiques prisés. « A l’origine, j’ai décidé de jouer dans le métro pour parvenir à toucher un maximum de gens. L’autre avantage c’est que, peu importe le temps, je peux toujours jouer dans les couloirs du métro comme nous sommes sous terre. Je tenais aussi à me faire des contacts dans le milieu de la musique par ce biais.»

Un peu plus d’un an et demi plus tard, début 2016, le talent du jeune musicien est enfin reconnu. Ses riffs de guitare combinés à sa voix douce et enrouée lui permettent de remporter la première édition des Metro Music Awards, un concours lancé afin de récompenser le meilleur talent des « souterrains parisiens ». « Ça a été un tremplin. Comme je suis passé dans l’émission ‘Toute une histoire’ sur France 2, ma notoriété a grimpé en flèche, des passants ont commencé à me reconnaître et à s’intéresser de plus près à mon travail. » Un effet boule de neige qui l’amènera à rencontrer un producteur indépendant avec lequel il enregistrera des versions acoustiques de ses morceaux, en studio. C’est la consécration du musicien du métro.

Hugo Barriol - Métro Pigalle

Certains usagers du métro prennent le temps, entre deux correspondances, d’écouter la voix mélodieuse d’Hugo Barriol. Crédit : Romain Hubaut

A l’arrivée, ce sont les usagers qui paient le loyer

« Je suis dans le métro cinq heures par jour, c’est ce qui me permet de vivre et j’y suis très attaché. Je ne mène pas la vie de château et j’ai même refusé de participer à des émissions comme ‘La Nouvelle Star’ parce que ça ne me correspond pas. Le souci c’est qu’à la fin du mois je n’ai pas l’assurance d’un salaire. C’est aléatoire. » Dépendant de la générosité des passants, Hugo se doit donc de donner le meilleur de lui-même pour leur donner envie de sortir une pièce de leur porte-monnaie. Autre point important pour le musicien : le partage. « Récemment on m’a contacté pour me dire « Je sors d’une journée de travail, j’en avais plein la tête. Je me suis arrêté deux minutes pour vous écouter et vous m’avez fait voyager. J’ai réussi à déconnecter. Merci » Ça fait un bien fou, ça donne de la force. Si je vais dans le métro c’est pour partager, faire découvrir, apporter un certain plaisir aux gens aussi. Après, chacun prend ce qu’il a à prendre dans mes morceaux.»

Preuve qu’il suffit parfois d’un simple ticket de métro pour voyager à moindre frais, au son de la voix d’un artiste qui ne doit à la fois rien à personne et tout à votre générosité. Je pars de Paris après avoir écouté Hugo chanter dans « son » métro. Là où l’écho de sa voix semble se propager infiniment dans les tunnels venteux des souterrains de la ville Lumière.

Les trois infos pratiques :

1. Le chanteur du métropolitain joue tous les jours à la station Pigalle de 11h30 à 14h et de 18h à 20h30 et, ce, depuis plus d’un an.

2. L’homme à l’origine des Metro Music Awards est Guillaume Louis, un mélomane amateur qui a créé la page « Musique du métro parisien » dans l’objectif de partager des vidéos des musiciens rencontrés dans les souterrains de la capitale française.

3. D’après la RATP, environ 350 musiciens sont accrédités chaque année. Aujourd’hui 3.000 artistes ont déjà reçu le précieux sésame depuis la création de l’Espace Métro Accords (EMA) chargé des auditions.

Un, deux, trois… « Piano Man »

{ Avant de vous immerger dans la partition qui vous est donnée à lire, il vous est conseillé de recréer l’atmosphère musicale propice à vous faire voyager au travers de cette histoire. Les symphonies de « Mathias Piano Man » sont accessibles via son compte Soundcloud. « If butter flies », « On a feeling », Inspire, « Rising Sun », « In my world », pour ne citer que ces titres, vous feront voyager au rythme de ces lignes. }

L’histoire de « Mathias Piano Man » prend racine à Queenstown, une ville d’environ 14 000 habitants située au sud de l’île méridionale de la Nouvelle-Zélande. Reconnue pour être la destination internationale numéro une pour les sports d’aventure et les activités de plein air, le cœur de la ville bat au rythme du tourisme. Les voyageurs s’y rendent principalement pour y pratiquer le saut à l’élastique, le ski, la randonnée, le VTT, le parapente, etc.

Construite sur la rive du lac Wakatipu et entourée par de majestueuses montagnes, la ville est un véritable coin de paradis dont Mathias Lefebvre, Tournaisien d’origine, est tombé littéralement sous le charme.

Son parcours à lui est tout aussi magique que la bourgade qu’il habite depuis plus de six ans maintenant. A la fin de ses études, Mathias décide de prendre la poudre d’escampette pour réaliser ce qu’il a toujours eu au fond de ses tripes : voyager. Il se dirige tout d’abord vers les Philippines avant de rejoindre l’Indonésie puis l’Australie, pour enfin rallier la Nouvelle-Zélande en 2009. « Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours ressenti une insatiable soif de voyages. Mes parents voulaient que je favorise mes études et ma réussite professionnelle. Je suis donc allé au bout de mes études avant de filer, avec un simple billet aller, sans retour et sans beaucoup de moyens, aux Philippines. C’est là que mon voyage personnel a véritablement débuté. »

L’avènement du pianiste en sommeil

A son arrivée au pays des kiwis, Mathias Lefebvre entame sa mutation. Alors qu’il n’a suivi que six mois de conservatoire en Belgique et a à peine touché au piano que ses parents avaient chez eux, il décide de suivre sa petite musique intérieure. « J’avais toujours rêvé de faire du piano, mais je n’ai jamais été capable de lire une partition ni même de reconnaître ne serait-ce que la moindre note de musique. Je fais tout à l’oreille et au feeling », s’amuse le jeune Tournaisien âgé de bientôt 31 ans.

Sans réfléchir ou presque, le baroudeur décide donc de racheter un piano pour la modique somme de 75 dollars. « Il faut savoir que mon compagnon de route a plus de 100 ans aujourd’hui, d’où son apparence particulière. Il m’a plu directement, autant pour son aspect que pour son prix. »

Après un mois de travail intensif, à se briser les doigts sur les touches blanches et noires de son instrument, Mathias débouche enfin sur quelques sonorités intéressantes et, au bout du chemin, sur ses premiers morceaux. Il équipe alors son piano de roulettes pour avoir la possibilité de le transporter au gré de ses envies et dans l’objectif de jouer sa musique aux endroits qu’il aura méticuleusement repérés.

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Par chance, Queenstown regorge de lieux où le panorama est à couper le souffle et où les touristes abondent en nombre. De ce fait, le pianiste décide de se produire à la sauvette, à cinq minutes à peine de l’endroit où il vit désormais avec sa famille. « Je joue essentiellement au même endroit, à Marine Parade, même si je me produis occasionnellement devant d’autres paysages néo-zélandais, comme du côté de Gillespies Beach ou de Wanaka par exemple », précise l’artiste.

Devant des paysages sans pareils, Mathias s’adonne à de longs enchaînements lyriques en faisant glisser ses doigts sur les touches. Tel un funambule tentant de garder l’équilibre sur un fil, ses doigts vacillent d’un bout à l’autre de son piano, sans fausse note, tout en accords avec la beauté de la nature qui s’offre à lui. Toujours dos à son public lorsqu’il joue, le Tournaisien profite de ces instants privilégiés où le temps semble se figer pour l’éternité.

Gillespies Beach

Une première tournée à venir

A coups de sonorités soigneusement choisies, qui rappellent inévitablement le travail de Yann Tiersen, Max Richter ou encore Thomas Newman, Mathias Lefebvre parvient à créer une atmosphère propice au lâcher-prise. « Certaines personnes s’embrassent, d’autres pleurent, dansent ou méditent en regardant l’horizon, au loin. A la fin d’une session, des adultes viennent me prendre dans leurs bras et me remercient. Il arrive aussi que des passants demandent à se servir de mon instrument. Je les laisse faire et cela peut amener à des bœufs très sympathiques. Je me rappelle qu’un enfant avait épaté tout son monde en jouant de manière totalement improvisée, c’était incroyable », raconte-t-il, une lueur de bonheur au fond des yeux.

Pourtant, contrairement à ce que la majorité de son public pense, l’artiste ne puise pas son inspiration dans les paysages face auxquels il se donne en concert. « C’est toujours plus agréable, mais en toute honnêteté je compose majoritairement chez moi et je peux aussi bien jouer dans une cave que devant un magnifique panorama. »

Preuve à l’appui, l’artiste a décidé de réaliser sa première tournée indoor courant du mois d’avril 2016. « Je vais jouer un peu partout sur l’île du sud. Si ça marche, pourquoi ne pas poursuivre ? Même si à l’heure actuelle je pourrais me contenter de vivre grâce à la simple vente de mes six albums, à 20 dollars l’unité. En sachant que je peux aussi bien en vendre 4 comme 40 en une journée de travail, cela peut s’avérer extrêmement rentable. »

C’est la raison pour laquelle Mathias se contente de prester uniquement les mois d’été, de décembre à février, période à laquelle les touristes affluent sur Queenstown. Le reste de son temps, le globetrotter le consacre à la composition, à sa vie familiale ainsi qu’à la poursuite de sa découverte du pays des hobbits. Une philosophie de vie en accord avec les rêves de bon nombre d’utopistes.

L’abattage rituel: juifs et musulmans, entre ressemblances et divergences

La fête du sacrifice est un rituel incontournable pour les deux croyances.

La communauté musulmane de Belgique a fêté l’ Aïd el-Adha le 24 septembre dernier, mais leur abattage rituel a été fortement compromis en Wallonie et en Flandre. Comment sont pratiqués les rituels sacrificiels des deux rites et dans quoi prennent-ils racine?

Originellement, l’Aïd el-Adha, plus connue comme étant la fête du sacrifice, est respectée et commune aux trois religions monothéistes, à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam. Cette fête prend racine dans les croyances des trois mouvances religieuses lorsque Abraham s’est résolu à sacrifier son seul et unique fils Isaac le jour où Dieu le lui en a fait la demande pour tester sa foi. Alors qu’il s’aprêtait à couper la tête de sa progéniture, juste avant que la lame n’atteigne sa cible, l’ange Gabriel apparut et remplaça son fils par un mouton.

Plus connu sous le nom du « sacrifice du fils », cet épisode est essentiel pour les trois religions précédemment citées. Abraham fait office de modèle par excellence du vrai croyant qui s’abandonne à Dieu. Depuis, l’Aïd el-Adha est fêté sur base du calendrier lunaire musulman ou hégirien qui correspond à 12 mois de 29 ou 30 jours (ce qui équivaut à des années de 354 ou 355 jours) et est fêté le dixième jour du mois lunaire de dhou al Hidja.

Les juifs commémorent, eux, ce sacrifice lors du nouvel an juif. Roch Hashana célébre donc la nouvelle année civile du calendrier luni-solaire hébreu. Ce dernier est composé d’années solaires, de mois lunaires et de semaines de sept jours commençant par le dimanche et terminant par le samedi (le jour du chabbat). Cette année, le nouvel an juif est fêté du lundi 14 au mardi 15 septembre. Il est fêté le 1er et le 2 du mois de Tichri.

Les rituels sacrificiels sur les animaux, que sont la shehita pour les juifs et la dhabiha pour les musulmans, découlent en partie de cette histoire commune mais se basent aussi sur l’hygiène de la viande.

La shehita

Du côté du rite juif, la shehita est le nom donné pour l’abattage rituel des animaux par jugulation. Cette pratique qui consiste à couper la gorge de l’animal est supposée le rendre pur et propre à la consommation tout en lui infligeant le moins de souffrance possible. Il faut dire que la Torah insiste sur le respect de l’animal, avant, pendant et après sa mort.

L’acte en lui-même doit être perpétré par un shohet qui est l’abatteur rituel par définition. Ce dernier doit être hautement qualifié, faire preuve d’une grande maîtrise des lois et être habilité par la Commission Rabbinique Intercommunautaire et par le Ministère de l’Agriculture. Avant la mise à mort, il se doit de réciter la bénédiction sur l’abattage.

L’incision en elle-même est très précise. Elle s’effectue avec un couteau spécial appellé halef. Ce dernier est en acier et est égal à deux fois la largeur du cou de l’animal pour que l’incision se fasse sans interruption. Par la suite, la saignée doit être complète et certaines parties de la viande sont jugées impropres à la consommation selon la croyance juive. Chaque détail est important et tout manquement au protocole, ou aux lois juives relatives au processus d’abattage rendra la viande impure.

Par exemple, s’il y a une interruption dans le mouvement d’aller-retour de l’incision ou si celle-ci n’est pas parfaitement réalisée d’un point de vue de sa localisation, la shehita est disqualifiée et l’abattage rituel n’est donc plus respecté.

Pourquoi tant de rigueur ? Simplement parce qu’à l’origine, la shehita était exercée lors des offrandes pour Dieu autrefois. La mise à mort de la bête (ou des bêtes) devait donc être parfaitement exécutée pour être casher. Une bête incorrectement abattue est qualifiée de nevela (l’équivalent de « charogne » en langue française) ou encore de treifa (équivalent de « déchirée »). Autre point soulevé: il est interdit de manger la viande d’une bête déjà morte ou de manger de la viande de porc et le poisson et les insectes ne sont pas concernés par la shehita.

L’étourdissement de l’animal n’est donc pas appliqué dans la religion juive et certaines organisations pointent du doigt le manque de respect envers les droits des animaux.

La dhabiha

Dans la religion musulmane, l’abattage rituel des animaux porte le nom de dhabiha. Le processus ressemble, dans les grandes lignes, à l’abattage rituel observé par le rite juif. En effet, il est également question d’une incision profonde et rapide effectuée d’un seul coup à l’aide d’un couteau effilé qui coupe les artères de la gorge de la bête. Cette incision ne peut-être effectuée que par un musulman, ce qui pose question dans nos pays puisque les abattoirs ne pensent pas forcément à ce genre de détail, qui n’en est pas un dans l’islam (des non musulmans le font également dans nos abattoirs).

Autres points communs: la bête doit être vidée de son sang puisque le sang est considéré comme un vecteur de maladies. Cela apporte plus d’hygiène à la viande à une époque (celle de l’écriture du Coran dans lequel sont écrites ces règles) où les techniques sanitaires étaient moins abouties qu’aujourd’hui. Il est également proscrit de manger la viande d’une bête préalablement morte ou tuée par un prédateur ainsi que la viande de porc. Le bien-être et le respect de l’animal lors de l’abattage sont également pris en compte. Aussi, le poisson et les insectes ne sont pas concernés par la dhabiha.

Grande distinction cependant: pour que la viande soit « halal », l’animal doit être sacrifié avec la tête tournée vers La Mecque et le musulman qui réalise cet acte le fait en prononçant le nom d’Allah. Sans ces conditions, le rituel sacrificiel n’est pas considéré comme « halal » (équivalent de « permis » en français).

Polémique en Belgique

Dans ces deux techniques d’abattage, l’agonie de la bête peut être rapide (quelques secondes) ou durer de longues minutes si l’incision est moins profonde que prévue par exemple… et c’est là tout le problème soulevé par les organisations protectrices des animaux. L’abattage des animaux sans étourdissement est donc plus que jamais au centre des débâts.

Aujourd’hui, en Belgique, la question est plus que jamais d’actualité. En effet, la communauté musulmane souhaiterait fêter l’Aïd (la fête du sacrifice) dans les « règles de l’art », ce qui implique le respect de leur abattage rituel. Toutefois, la mise en place d’abattoirs temporaires n’a pas eu lieu en Wallonie cette année.

Que cherche Poutine dans le dossier syrien ?

Vladimir Poutine cache-t-il son jeu dans le dossier syrien ? Crédit photo: terresacrée.org

La Russie serait en train de construire une base militaire en Syrie alors que le président français, François Hollande, annonçait ce lundi des vols de reconnaissance de l’aviation française avant d’éventuelles frappes contre Daech.

Vendredi 4 septembre, le président russe Vladimir Poutine annonçait, en marge du forum économique de Vladivostok, l’engagement russe auprès du régime de Bachar al-Assad. D’après le Daily Telegraph, repris par Courrier international, l’ex-membre du KGB a confié à l’agence de presse russe Ria Novosti : “la Russie apporte un soutien logistique important à l’armée syrienne et entraîne ses soldats” avant d’ajouter que sa volonté était, d’avant tout, “créer une coalition internationale contre le terrorisme et l’extrémisme.”

Des intentions somme toute louables mais qui cachent une autre réalité qui peut, elle, paraître plus inquiétante ou du moins plus dérangeante pour les Européens (Londres et Paris en tête) et les Américains qui envisagent d’intervenir pour lutter contre Daech et son influence croissante dans la région. En effet, le Daily Telegraph avance l’information, corroborée par des blogueurs, que la Russie a déjà “construit une tour de contrôle, mis en place une piste d’atterrissage et transporté des bâtiments préfabriqués pouvant accueillir jusqu’à 1.000 personnes dans le port syrien de Lattaquié, le fief de Bachar al-Assad.” Le quotidien britannique poursuit en assurant que « la Russie aurait également sollicité des pays voisins pour une autorisation de survol pour des avions militaires au cours du mois de septembre.”

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Pourtant, les Russes disposent déjà de la base navale de Tartous en Syrie, située à environ 100 kilomètres de Lattaquié. Pourquoi en construire une nouvelle provisoire dans le fief de Bachar al-Assad dans ce cas ? Surtout lorsque l’on sait que Barack Obama et le monarque saoudien, le roi Salmane, ont « conditionné tout règlement durable de la crise syrienne à la fin du régime d’al-Assad ». Une provocation à l’encontre de la supposée toute puissance américaine ? Une manière de protéger le président syrien en montrant au reste du monde que les Russes sont à ses côtés ? La crainte de voir la Syrie sous tutelle américaine (ou occidentale) et, de ce fait, risquer de perdre son unique ouverture sur la mer Méditerranée avec la possible perte de Tartous ? Certainement un peu de tout ça à la fois en vérité.

L’imbroglio syrien

D’un côté, nous retrouvons donc les Etats-Unis, la Grande-Bretagne (même si rien n’a encore été officiellement décidé outre-Manche, Londres a avoué avoir déjà envoyé un drone qui a abattu trois djihadistes en Syrie) et la France qui a officialisé ses intentions lors de la conférence de presse de François Hollande, ce lundi. Les autres pays européens n’ont pas encore pris de décision officielle mais, suite à l’afflux de migrants irakiens, afghans et syriens, qui fuient notamment les horreurs perpétrées par l’Etat islamique et le régime syrien, des prises de position dans le dossier risquent de voir le jour.

De l’autre côté, la Russie soutient le régime de Bachar al-Assad soupçonné d’avoir massacré plus de 10.000 civils rien qu’entre le mois d’août 2014 et le mois d’août 2015, selon des chiffres rapportés par le Réseau syrien des Droits de l’Homme. La récente base militaire mise en place par les Russes dans le fief d’al-Assad fait donc craindre une escalade des tensions entre Washington et Moscou. Ce qui semble d’ailleurs inévitable vu que l’un veut protéger le président syrien et que l’autre souhaite le voir tomber.

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Si al-Assad venait à être destitué de ses fonctions, la Russie pourrait perdre sa base navale de Tartous qui lui appartient depuis 1971 après un accord passé avec la Syrie baassite et qui représente sa seule ouverture sur la mer Méditerranée. La construction de la base de Lattaquié serait donc une manœuvre dissuasive pour ne pas perdre l’avantage géo-politique que représente la base de Tartous. D’ailleurs, même si ce n’est pas clairement dit, l’intervention en Crimée alors que l’Ukraine s’apprêtait à signer un accord d’association avec l’Union européenne, a certainement été réalisée pour protéger les intérêts russes dans la région et spécifiquement pour ne pas perdre la base navale de Sébastopol, également sous giron russe et qui fait office de sa seule ouverture sur la mer Noire.

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Souvenez-vous, en décembre 1991: Mikhaïl Gorbatchev, président de l’URSS, annonçait sa démission et la fin de la « guerre froide » menée contre les Etats-Unis… Pourtant cette guerre à distance entre deux des plus grandes puissances mondiales semble plus que jamais réelle en 2015.

Le terrorisme, exacte antithèse de l’héroïsme

Le Mouvement des Talibans du Pakistan et les djihadistes de Boko Haram continuent de faire couler le sang... © Pakistantoday

Le Mouvement des Talibans du Pakistan et les djihadistes de Boko Haram continuent de faire couler le sang…

Une fois n’est pas coutume, le terrorisme est revenu sur le devant de la scène en à peine une semaine par le biais de deux drames majeurs. Le premier d’entre eux, sans nul doute le plus abject, s’est déroulé au Pakistan et plus précisément dans la ville de Peshawar. Une attaque sans précédent, sur une école fréquentée par des enfants de militaires pakistanais, qui aura enlevé prématurément la vie à 133 innocents enfants… L’inhumanité n’aurait donc pas de limites, malheureusement. Ce qui est tout autant dramatique, c’est d’avoir le cran de revendiquer une attaque aussi déplorable et d’une bassesse sans nom… Le Mouvement des Talibans du Pakistan (principal groupe de rebelles islamistes du pays), lui, n’a apparemment pas honte de son acte et l’a fait savoir en en assumant la responsabilité. Qui peut se vanter d’avoir commis de telles atrocités ? Ces membres du TTP n’ont-ils pas d’enfants, de cœur ou ne serait-ce qu’une once de morale pour s’arrêter à temps ? Au fond, lorsque l’on discute avec Monsieur et Madame « Toutlemonde », peu importe le pays du monde dans lequel vous vous trouvez, tous, ou du moins dans une majorité écrasante, condamnent ce genre d’acte évidemment. Pourquoi cet infime pourcentage de la population n’est-il pas combattu par tous les autres ? C’est à cause de gens comme eux que des milliers de civils innocents sont morts en Afghanistan, en Irak, en Syrie etc. Le prix de la vie est-il si insignifiant que cela ? Le sourire d’un enfant ne vaut-il pas tous les traités de paix ? Qu’est-ce qu’est devenu l’Homme et sa soi-disant bonté ? Nous nous pensons plus évolués que les autres espèces mais ne sommes-nous finalement pas la plus sauvage et la moins humaine ?

Autre drame, et la dénomination est une fois encore bien faible, qui fait la une de l’actualité depuis hier c’est ce nouvel enlèvement au Nigéria, signé du sceau de Boko Haram. 185 femmes ont été enlevées et 32 hommes ont été lâchement exécutés par le groupe terroriste. Encore une fois, ils ont réuni les femmes et les ont emmenées dans des camions après avoir mis le feu au village tout entier. Qui sait ce qu’il adviendra de ces femmes, elles aussi innocentes ? Quel sort leur est réservé par ces djihadistes ? Aujourd’hui le monde souffre d’un mal profond qui ne pourra se résoudre par la diplomatie… Lorsque les dialogues sont au point mort, c’est à la population de se soulever d’une seule voix et d’un seul point vengeur pour rendre justice. Si les autorités sont en perpétuel échec, pourquoi ne pas TOUS leur prêter main forte ?

Portrait : François Troukens, de l’ombre à la lumière

François Troukens, condamné pour grand-banditisme est aujourd'hui un exemple de réinsertion. ©Busilook.com

François Troukens, condamné pour grand-banditisme est aujourd’hui un exemple de réinsertion. ©Busilook.com

« J’ai écopé de 28 ans de prison à l’origine, je me suis dit soit je m’évade, soit je me suicide mais je voulais revoir ma famille donc j’ai choisi les études. Je voulais sortir des pages faits divers pour accéder aux pages cultures du journal. Je pense que ce parcours de vie m’a permis de faire ce que je suis aujourd’hui ! Je n’aurais pas pu faire du cinéma sans être passé par là mais ce n’est pas pour autant que l’on doit passer par la case prison pour en faire évidemment ». F.Troukens

Atypique, incroyable, dépassant tout entendement, digne d’un excellent film hollywoodien etc. Les qualificatifs peuvent s’enchaîner à perte de vocabulaire lorsque l’on évoque le parcours de François Troukens. Son histoire, c’est tout d’abord celle d’un enfant élevé par des parents pro-écolos « à la José Bové » comme il le dit lui-même. François vit correctement mais aspire à élever son rang social coûte que coûte. En 1992, alors qu’il travaille pour une société de convoyeurs de fonds, François Troukens organise une fausse attaque au fourgon blindé pour s’emparer lui-même du magot. Arrêté en 1993 puis incarcéré pour son acte, il est alors rangé dans la catégorie du grand banditisme. Entre 1993 et 1997, il s’évadera deux fois de prison (une fois de la prison de Namur et une autre fois de la prison de Mons) et sera accusé, à tort, d’autres braquages et de multiples meurtres. Devenu ennemi public numéro 1 et ne voulant pas payer pour des crimes dont il n’est pas l’auteur, il s’évade donc pour la seconde fois en 1997. S’en suit une cavale d’environ huit ans à travers le monde où il enchaînera les petits boulots, avec sa femme, dans l’anonymat le plus total. En 2004, de retour sur le sol européen et plus précisément à Paris, il se fait coincer par la police française.

Du mitard à la réinsertion

C’est à ce moment-là qu’il se décide à tout mettre en œuvre pour ressortir du mitard la tête haute et le plus rapidement possible. Pour ce faire, il fait des études depuis la prison où il a été incarcéré… Passionné par le cinéma et par la réalisation de films depuis tout jeune, il met tout en œuvre pour décrocher un diplôme de cinéaste, qu’il obtiendra d’ailleurs. En 2006, l’ex-braqueur de fourgon est transféré en Belgique où il purgera encore quatre années d’enfermement. Durant ces six années (consécutives) d’emprisonnement, il en aura vu des choses et c’est peu de le dire… Comme il l’évoque si bien, « en prison, c’est un forum du crime dans lequel vous pouvez ressortir avec un master en Criminologie. En prison, ce sont des personnes qui, n’ont pas d’autres choix que de perdre du temps à fumer, à jouer à la playstation ou à prendre de la drogue dure ». Pourtant, François n’est pas souvent embêté puisqu’en « zonz » les détenus issus du grand banditisme sont craints pour leurs réseaux et leurs moyens. Il fait état de certaines réalités « tout est payant en prison : la télévision (25 € par mois), les coups de téléphone à la famille (25 cts pour 30 secondes d’appel/ce qui revient à pas moins de 200 € par mois), les frigos, les cours que l’on suit (minerval social environ 500 €/an) » avant d’ajouter que « l’eau de la douche est soit brûlante soit glaciale, nous avons droit à deux visites par semaine et à deux visites intimes par mois ». Une chose est sûre, il faut donc un revenu pour pouvoir y vivre plus ou moins décemment. En 2010, habité par d’autres motivations et désireux de redorer son image ainsi que de venir en aide aux autres détenus qui veulent changer, il réussit sa réinsertion avec brio.

D’une chrysalide à « Chrysalibre »

En 2013, François Troukens refait un passage par la case prison. Alors qu’il était en conditionnelle et qu’il lui était interdit de rencontrer tout ancien détenu, il obtient un rendez-vous avec Joey Starr dans le cadre d’un de ses films… résultat : il est condamné à sept mois de prison. Malgré le caractère cocasse, voire ridicule, de cette nouvelle incarcération, il n’en démord pas : il faut que les détenus puissent avoir accès à la culture puisque c’est elle qui lui a permis de sortir la tête haute et pleine d’idées. Pour lui, l’étude est « indispensable pour sortir de prison avec plus de chances de se réinsérer ». C’est pourquoi, lorsqu’il est sorti en juin 2014, François a créé l’association « Chrysalibre » (cliquez pour vous rendre sur le site internet de l’association). L’idée repose sur la solidarité des éditeurs qui peuvent envoyer des livres et des bandes dessinées dans les prisons pour permettre aux détenus d’avoir ce fameux accès à la culture… Pour François Troukens, « le livre peut combattre le radicalisme, le communautarisme et le manque d’éducation dans les prisons. […] Souvent, au lieu de se poser les bonnes questions ou de simplement se remettre en question, les détenus se renferment sur eux-mêmes et accusent la société d’être à l’origine de leur sort… ». Avec des livres, l’accès aux études et au cinéma d’auteurs, François pense que les détenus pourraient s’en sortir mieux au moment où ils reprendront une vie normale. Il faut avouer que vivre isolés du monde ne les aidera pas à se réinsérer et à le comprendre comme il se doit.

« Des pages faits-divers aux pages culturelles » du journal

Aussi, et surtout, cet exemple de réinsertion propose certaines solutions pour les détenus motivés à changer drastiquement « j’ai vu des personnes qui venaient de cités, qui ne savaient pas lire, pas écrire et qui sortent de prison avec un baccalauréat, un master etc. Il faut proposer des pactes qui puissent motiver les détenus à étudier en leur garantissant une peine plus légère à la clé […] Soit tu fais 20 ans de prison, soit tu en fais 10 en t’inscrivant pour faire des études. Si tu obtiens tel diplôme, tu pourras sortir plus tôt ». En ce qui concerne les contrôles anti-drogue au sein des prisons, François a également sa petite idée « on devrait mettre en place un pacte, comme c’est fait dans d’autres pays, pour que les détenus qui se comportent bien et qui ne se droguent pas puissent ressortir un peu plus vite que ceux qui n’en ont rien à cirer ». Pour le moment, de tels systèmes ne sont pas mis en application ce qui a pour principale conséquence de « laisser ressortir des gens qui sont de véritables bombes humaines à cause du renfermement et de l’isolement endurés au quotidien… Quand on reste dans espace clos, sans aucun repère sensoriel, on finit par en vouloir à la société et à ne jurer que par la vengeance ». L’accès à la culture est primordial pour les détenus, pour sortir de cet enfermement ».

Il estime que les « prisons 5 étoiles » qui ont été discutées en Belgique méritent d’être réfléchies. En effet, en donnant un accès aux différents sports et à des conditions plus humaines et décentes aux détenus, cela leur permettrait d’échapper à cet enfermement psychologique et leur éviterait de poursuivre dans le crime à leur sortie. « Oui, les détenus auront accès à une qualité de vie correcte mais n’oubliez pas qu’ils n’ont pas accès à la liberté… Ça c’est le luxe suprême pour un détenu. N’est-ce pas suffisant comme punition ? Bien sûr, je ne parle pas des détenus qui ont violé, tué ou encore des psychopathes plus largement qui, eux, représentent un réel danger pour la société ». La question est posée, à vous très chers amis de me donner votre avis sur cette dernière.

Grand amour et sites de rencontre sont-ils incompatibles ?

Trouver son conjoint sur les sites de rencontre ne serait pas un gage de réussite au niveau sentimental...

Trouver son conjoint sur les sites de rencontre ne serait pas un gage de réussite au niveau sentimental… © Melty.fr

Depuis une dizaine d’années, trouver l’amour via des sites de rencontres est entré dans les mœurs. A tel point qu’aujourd’hui environ 30 % des couples mariés depuis 2005 en ont fait l’expérience… et l’ont apprécié au point de se passer la bague au doigt. Pourtant, d’après une étude américaine, l’amour 3.0. ne serait pas un gage de stabilité sentimentale pour ces couples qui se sont repérés sur la toile.

En effet, quand on y réfléchit bien, il y a des avantages et des inconvénients à ce type de démarche, comme pour tout d’ailleurs me diriez-vous. Mais, indéniablement, nous pouvons pointer du doigt ce manque de romantisme, d’imprévu, de cette dose d’inconnu et d’excitation que nous ressentons plus lorsque cela nous arrive dans la vie réelle. Faire la cour à quelqu’un, tourner autour, jouer pour mieux tenter l’autre, les jeux de regards, les premiers rapprochements tactiles timides et non assurés, le cœur qui s’emballe à la simple vue de l’être convoité. Oui, ce temps-là est quasiment révolu et cela ne s’arrangera certainement pas avec les années et, ce, « même si un village d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur ».

Aujourd’hui, nous sommes dans une société de surconsommation et de gain de temps ce qui a pour effet, comme nous n’avons plus le temps pour la drague ou pour faire des rencontres, de nous amener à cliquer dans des cases pour se décrire psychologiquement, on note notre poids et notre taille, on expose des photos de nous qui nous mettent en valeur (mesdames, vous ne nous aurez pas en nous faisant croire que vos photos ont été prises au réveil…). Mais comment établir une relation durable et saine quand nous voulons contrôler notre destin en déterminant le profil de l’être aimé comme on achèterait un canapé ?

L’étude américaine sur laquelle je me base pour cet article explique qu’au bout d’un certain temps, la tentation pour les couples du web de retourner sur ces sites pendant la relation peut s’avérer trop forte. De plus, le large panel de partenaires potentiels leur ferait penser qu’ils peuvent toujours trouver mieux ailleurs… Comme on dit, l’herbe est toujours plus verte dans le jardin de la voisine… Néanmoins, force est de constater que ce problème de lassitude se posera de nouveau après un certain laps de temps avec un (ou une) nouveau(elle) partenaire.

J’ajouterai également que certaines barrières, comme la pudeur ou la timidité, s’envolent rapidement avec les relations 3.0. ce qui permet à ces personnes de penser qu’il y a de la proximité entre elles… En effet, vous allez vous livrer vos secrets plus rapidement, mais qu’est devenu l’éveil des cinq sens au contact de la personne chérie et surtout l’apprentissage progressif de l’autre ? Bien sûr, cela va aider les timides à entretenir une forme de relation mais également nourrir le fantasme et l’écart entre ce dernier et la réalité est bien souvent décevant lorsque l’on se décide à passer d’une relation virtuelle à réelle.

Après, je conçois totalement que des relations issues de ces sites puissent fonctionner à la quasi-perfection parce que les exceptions existent. En fait, tout dépend de l’état d’esprit et l’objectif réel pour lequel vous vous inscrivez. Si c’est pour emmener le plus de conquêtes possibles dans vos draps ou pour jauger votre potentiel amoureux, cela sera forcément voué à un échec plus ou moins tardif… Si cela répond à un désir plus sain, cela pourrait fonctionner même si, c’est mon opinion, avoir recours à cette technique vous ampute de l’importante étape de séduction en face à face.

Et vous, vous avez quel avis sur la question ?